Sous quelle forme le cuivre et le zinc contenus dans le filtre à huile pénètrent-ils dans l’air comprimé?
Le filtre à huile d’un compresseur d’air a pour principal rôle de filtrer les impuretés présentes dans l’huile lubrifiante. Si le couvercle du cartouche filtrant, la couche de support, les éléments de raccordement ou le revêtement de surface contiennent du cuivre, du zinc ou leurs alliages, ces éléments se présentent généralement sous forme de composés solides. Dans des conditions normales, les métaux solides ne se transforment pas directement en gaz et ne pénètrent pas dans l’air comprimé.
Les voies susceptibles d’influencer la teneur en cuivre et en zinc du gaz comprimé se répartissent principalement en deux catégories:
- Migration des particules:Lorsque les éléments filtrants ou les pièces métalliques s’usent ou se corrodent, ils libèrent de minuscules particules qui, entraînées par l’huile lubrifiante, pénètrent dans le système de séparation huile‑gaz et d’échappement.
- Transport par les brouillards d’huile:Dans le pulvérisateur d’huile, la lubrifiante est atomisée; si l’huile contient des débris métalliques ou des additifs associés, ceux-ci peuvent être entraînés par le brouillard d’huile et pénétrer dans le gaz comprimé.
L’importance de l’effet dépend des conditions de fonctionnement.
La présence de cuivre et de zinc dans le filtre à huile ne signifie pas nécessairement que la teneur en cuivre et en zinc du gaz comprimé augmente. L’impact réel dépend généralement des facteurs suivants:
- Le matériau du filtre à huile est‑il en contact prolongé avec l’huile lubrifiante, et y‑a‑t‑il des risques de décollement du revêtement ou de corrosion?
- Type de compresseur: dans les compresseurs à vis lubrifiés, l’huile participe au processus de compression et son influence est relativement plus importante; dans les compresseurs sans huile, la chambre de compression n’est pas lubrifiée par de l’huile, et le filtre à huile exerce généralement une influence moindre sur le gaz.
- État du fluide: une augmentation de l’indice d’acide, une teneur en eau accrue et une dégradation oxydative favorisent l’augmentation de la corrosion et la formation de particules.
- Configuration de post‑traitement: les séparateurs d’huile, les filtres de précision, les dispositifs de séchage et les systèmes d’élimination de l’huile réduisent la probabilité que des particules et des brouillards d’huile pénètrent dans le gaz final.
De quelles autres étapes peut‑il provenir la teneur en cuivre et en zinc de l’air comprimé?
La détection de cuivre et de zinc dans les gaz comprimés ne provient pas nécessairement du filtre à huile. Les sources d’origine courantes comprennent:
- Les composants en alliage de cuivre ou galvanisés des refroidisseurs, des échangeurs de chaleur, des circuits de tuyauterie et des vannes subissent une corrosion.
- Substances résiduelles issues des additifs pour lubrifiants, des agents anti-usure ou des procédés de nettoyage.
- Poussières présentes dans l’air d’admission, aérosols issus des opérations d’usinage des métaux ou brouillards d’huile en atelier.
- La condensation stagnante provoque la corrosion des canalisations, puis est entraînée par le flux d’air.
Comment déterminer si le filtre à huile est un facteur d’influence?
Si l’on souhaite vérifier l’impact du filtre à huile sur la teneur en cuivre et en zinc de l’air comprimé, il est recommandé d’effectuer des analyses comparatives et d’analyser les conditions de fonctionnement, plutôt que de se fonder uniquement sur la composition des matériaux.
- Analyser les variations de la teneur en cuivre et en zinc dans l’huile de lubrification à l’entrée du compresseur ainsi qu’après son fonctionnement, afin de déterminer s’il y a dissolution de matériaux ou usure.
- Prélèvez des échantillons avant et après le filtre à huile, après le séparateur d’huile et après le filtre de précision, puis observez les variations des paramètres relatifs au cuivre‑zinc ou aux particules.
- Vérifiez si le filtre présente des pertes de matière, une décoloration, un écaillage du revêtement ou des anomalies au niveau de la couche adhésive des capuchons d’extrémité.
- Enregistrez la teneur en eau, le point de rosée sous pression, la teneur en huile et le comptage des particules dans l’air comprimé, afin d’évaluer l’efficacité du traitement post‑compression.
Approche de contrôle visant à réduire les risques
- Choisissez des éléments filtrants et des composants compatibles avec la lubrification, à structure stable et peu susceptibles de produire des particules.
- Éviter d’utiliser des matériaux métalliques facilement corrosifs dans des conditions d’humidité, d’acides ou de températures élevées.
- Remplacez régulièrement l’huile de lubrification et les filtres afin de maîtriser l’oxydation, l’émulsification et la montée de l’indice d’acide du fluide.
- Renforcer la séparation huile‑eau, le séchage et le filtrage en bout de ligne afin de réduire l’entrée des brouillards d’huile et des particules aux points d’utilisation.
- Pour les gaz de haute pureté ou les procédés sensibles, ajouter des paramètres de surveillance des éléments métalliques dans l’air comprimé.
Points clés de l’évaluation
Le filtre à huile d’une installation de compression d’air contenant du cuivre et du zinc peut avoir un effet indirect sur la teneur en cuivre et en zinc du gaz comprimé, mais il n’en constitue généralement pas la seule source et ne provoque pas, dans des conditions normales, une augmentation directe de ces teneurs. Si des analyses du gaz comprimé révèlent des valeurs anormales de cuivre et de zinc, il convient d’effectuer un diagnostic global en tenant compte des résultats d’analyse de l’huile, de l’état du filtre, du matériau des canalisations ainsi que du système de post‑traitement.
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